Archives du mot-clé : Québec
Le voyage : psychose et transterritorialité.
Catégorie : clinique géomentale
Publié dans la revue Empan, No 54, juin 2004.
L'expérience de psychiatrie nomade dont je vous propose le récit est celle d'un échange transcontinental entre deux groupes de jeunes adultes ayant vécus au moins une décompensation psychotique, l'un venant de Normandie en France, l'autre d'Abitibi, au Québec, où je pratique. Avec deux intervenants qui comme l'ensemble du groupe n'avaient jamais voyagé en Europe, j'ai participé au cours des années 90 à l'organisation et à la réalisation de ce voyage proposé par l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Cette offre s'inscrivait dans les objectifs de notre groupe qui se réunissait chaque semaine depuis deux ans ; il visait à rompre l'isolement de ces jeunes urbains et à créer dans leur cité minière un réseau de solidarité capable de les mobiliser. Le projet a été accueilli avec enthousiasme par le groupe.
Vers une clinique écologique
Catégorie : clinique géomentale
Depuis une vingtaine d'années, je poursuis une réflexion clinique qui vise à préciser la place et les effets du champ territorial dans la constitution et l'actualisation des structures mentales. Ce lien s'est imposé à moi, au cours de mes années d'exercice aux urgences psychiatriques parisiennes, où j'ai constaté l'actuelle transformation des rapports entre la parole, le corps et l'espace dans l'expression de la souffrance psychique. À partir des situations de crise rencontrées dans ces nouvelles cliniques de l'urgence, j'ai eu de plus le privilège d'animer des recherches trans-disciplinaires, sur la formalisation spatiale du symptôme. Nous avons pu ainsi individualiser des entités cliniques urbaines spécifiques qui en actualisant la présence d'un véritable langage territorial, révèlent les qualités latentes d'un environnement parisien, engagé dans leur formalisation.

L'expérience de psychiatrie nomade dont je vous propose le récit est celle d'un échange transcontinental entre deux groupes de jeunes adultes ayant vécus au moins une décompensation psychotique, l'un venant de Normandie en France, l'autre d'Abitibi, au Québec, où je pratique. Avec deux intervenants qui comme l'ensemble du groupe n'avaient jamais voyagé en Europe, j'ai participé au cours des années 90 à l'organisation et à la réalisation de ce voyage proposé par l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Cette offre s'inscrivait dans les objectifs de notre groupe qui se réunissait chaque semaine depuis deux ans ; il visait à rompre l'isolement de ces jeunes urbains et à créer dans leur cité minière un réseau de solidarité capable de les mobiliser. Le projet a été accueilli avec enthousiasme par le groupe.
Depuis une vingtaine d'années, je poursuis une réflexion clinique qui vise à préciser la place et les effets du champ territorial dans la constitution et l'actualisation des structures mentales. Ce lien s'est imposé à moi, au cours de mes années d'exercice aux urgences psychiatriques parisiennes, où j'ai constaté l'actuelle transformation des rapports entre la parole, le corps et l'espace dans l'expression de la souffrance psychique. À partir des situations de crise rencontrées dans ces nouvelles cliniques de l'urgence, j'ai eu de plus le privilège d'animer des recherches trans-disciplinaires, sur la formalisation spatiale du symptôme. Nous avons pu ainsi individualiser des entités cliniques urbaines spécifiques qui en actualisant la présence d'un véritable langage territorial, révèlent les qualités latentes d'un environnement parisien, engagé dans leur formalisation.