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Le voyage : psychose et transterritorialité.
Catégorie : clinique géomentale
Publié dans la revue Empan, No 54, juin 2004.
L'expérience de psychiatrie nomade dont je vous propose le récit est celle d'un échange transcontinental entre deux groupes de jeunes adultes ayant vécus au moins une décompensation psychotique, l'un venant de Normandie en France, l'autre d'Abitibi, au Québec, où je pratique. Avec deux intervenants qui comme l'ensemble du groupe n'avaient jamais voyagé en Europe, j'ai participé au cours des années 90 à l'organisation et à la réalisation de ce voyage proposé par l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Cette offre s'inscrivait dans les objectifs de notre groupe qui se réunissait chaque semaine depuis deux ans ; il visait à rompre l'isolement de ces jeunes urbains et à créer dans leur cité minière un réseau de solidarité capable de les mobiliser. Le projet a été accueilli avec enthousiasme par le groupe.
L’espace comme catégorie de soin
Catégorie : clinique géomentale
Les urgences psychiatriques, Éditions médicales SPECIA, Paris, 1986, Vol. II, p. 58-62.
Les premiers pas d'un praticien aux urgences ne sont pas sans péril. Tout menace de ruine un psychiatre : les passages rapides et divers des consultants, leur provenance et leur destination incertaines, la multitude des intervenants sur un même cas, avec leurs demandes contradictoires et la tonalité généralement sombre, parfois violente, de ces éphémères rencontres . Ainsi, face à des situations complexes, avec mutisme ou affaissement, flot verbal ou agitation, le psychiatre va devoir lentement se constituer sa propre grille d'approche.
Psychiatre : nouvelle assignation, agent spatial.
Catégorie : clinique géomentale
L'espace dont on parle ici, c'est l'espace tel qu'il est perceptible dans les pratiques humaines. De ce point de vue, les éléments qu'on va retenir, c'est essentiellement, dans un premier temps, les lieux et les trajets. Pour faire en sorte que cela soit bien clair, on se ramène à une expérience de l'abord d'une ville étrangère. On l'aborde généralement à partir d'un point fixe: un hôtel, une résidence d'ami, et, à partir de là, on va se donner des points de repères.

L'expérience de psychiatrie nomade dont je vous propose le récit est celle d'un échange transcontinental entre deux groupes de jeunes adultes ayant vécus au moins une décompensation psychotique, l'un venant de Normandie en France, l'autre d'Abitibi, au Québec, où je pratique. Avec deux intervenants qui comme l'ensemble du groupe n'avaient jamais voyagé en Europe, j'ai participé au cours des années 90 à l'organisation et à la réalisation de ce voyage proposé par l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Cette offre s'inscrivait dans les objectifs de notre groupe qui se réunissait chaque semaine depuis deux ans ; il visait à rompre l'isolement de ces jeunes urbains et à créer dans leur cité minière un réseau de solidarité capable de les mobiliser. Le projet a été accueilli avec enthousiasme par le groupe.
Les premiers pas d'un praticien aux urgences ne sont pas sans péril. Tout menace de ruine un psychiatre : les passages rapides et divers des consultants, leur provenance et leur destination incertaines, la multitude des intervenants sur un même cas, avec leurs demandes contradictoires et la tonalité généralement sombre, parfois violente, de ces éphémères rencontres . Ainsi, face à des situations complexes, avec mutisme ou affaissement, flot verbal ou agitation, le psychiatre va devoir lentement se constituer sa propre grille d'approche.
L'espace dont on parle ici, c'est l'espace tel qu'il est perceptible dans les pratiques humaines. De ce point de vue, les éléments qu'on va retenir, c'est essentiellement, dans un premier temps, les lieux et les trajets. Pour faire en sorte que cela soit bien clair, on se ramène à une expérience de l'abord d'une ville étrangère. On l'aborde généralement à partir d'un point fixe: un hôtel, une résidence d'ami, et, à partir de là, on va se donner des points de repères.